Les orages monocellulaires peuvent se présenter sous trois formes différentes : sous une forme

Orage monocellulaire de traîne en hiver 2013 dans la Loire

Les orages monocellulaires ordinaires

Les orages monocellulaires "ordinaires" sont des orages à courte durée de vie, condamnés dès leur formation à une dissipation rapide. En effet, ce type d'orage dure généralement une demi-heure, au plus une heure, durant laquelle se succèdent trois phases : 
- la phase de croissance, durant laquelle le Cumulus prend de l'ampleur et se développe en altitude ; 
- la phase de maturité, durant laquelle le Cumulus, devenu Cumulonimbus, commence à former son enclume et, simultanément, constitue un courant descendant d'air plus froid en liaison avec le début des précipitations orageuses ; 
- la phase de dissipation, durant laquelle l'orage ne parvient plus à s'alimenter en air chaud près du sol, en raison du refroidissement de l'air par les courants descendants. 

Un orage monocellulaire reste ainsi, dans sa forme la plus commune, un orage bref, souvent peu intense, qui se trouve rapidement asphyxié par son propre courant descendant d'air froid. 


Succession des trois phases de vie d'un monocellulaire (RAMMB - Colorado University) 


Les orages monocellulaires sont fréquents en été dans les situations de forte chaleur, notamment dans les régions de relief, où ils se déclenchent préférentiellement en fin d'après-midi ou en début de soirée. On peut également les rencontrer en plaine, où leur survenue est souvent liée à la présence d'éléments locaux favorables (présence d'un lac ou d'une zone de convergence des vents de surface). C'est également ce type de structure qui est majoritaire dans les orages de masses d'air froid (traîne active) comme l'illustre le cliché présenté en tête de page (KERAUNOS).

 

Les orages à pulsation

En présence d'une instabilité forte et d'une tropopause élevée, certains orages monocellulaires peuvent s'avérer violents (chutes de grêle, très fortes rafales de vent) et présenter une durée de vie un peu moins brève qu'un monocellulaire ordinaire. 

Ces orages à formation très rapide sont constitués d'une poussée convective unique, soudaine et très virulente : on parle dans ce cas d'orage à pulsation (pulse storm). Ce type d'orage, que l'on rencontre exclusivement par temps très chaud et en présence de vents faibles dans toute l'épaisseur de la troposphère, se constitue à partir d'une colonne convective particulièrement vigoureuse, qui présente souvent sur des balayages radar verticaux une zone de formation des précipitations plus élevée que dans le cas d'un monocellulaire ordinaire. 

Les orages à pulsation se caractérisent visuellement par un bouillonnement convectif très marqué, accompagné souvent d'un sommet pénétrant et parfois d'une enclume qui présente partiellement une progression rétrograde. Un orage à pulsation présente au début de sa phase de dissipation un risque élevé de downburst (rafales de vent destructrices).