L’aboutissement de l’électrisation des différentes couches nuageuses et du sol aboutit à une décharge électrique se manifestant par un éclair. La décharge de foudre vise à rééquilibrer électrostatiquement l’environnement et les charges au sein du nuage. C’est la concrétisation d’un court-circuit échauffant les gaz de l’air peu conducteurs à une très haute température, les rendant de fait lumineux car en incandescence. 
Le traceur transporte une faible charge électrique et tend à rejoindre une zone de charge opposée, à la vitesse de 200 000 m/s. C’est dans ce traceur que l’éclair se produit. Plusieurs arcs en retour vont alors circuler au sein même du traceur, permettant un échange de charges, à une vitesse supérieure à 100 million de mètres par seconde.

 

Quatre types d'éclairs

+ l’éclair intranuageux : décharge électrique aérienne se propageant à l’intérieur d’un nuage, pouvant être circonscrite à une petite partie du nuage. Il se manifeste par une illumination interne du nuage. On suppose que 75 % des éclairs sont de type intranuageux. 

+ l’éclair extranuageux : décharge aérienne intranuageuse s’échappant du sommet du cumulonimbus ou de sa région centrale et qui meurt dans l’air environnant ou termine en coup de foudre. 

+ l’éclair internuageux : décharge électrique aérienne se propoageant sous le nuage et dont le traceur est visible pour l’observateur. 

+ l’éclair nuage-sol, l’impact, ou le coup de foudre est une décharge électrique qui se développe du nuage vers le sol ou du sol vers le nuage. 

Les éclairs nuage-sol se caractérisent eux aussi en fonction de la polarité de la charge nuageuse transférée vers le sol et du sens de propagation du traceur : impact ascendant ou descendant, positifs ou négatifs.