Une irruption d'air froid en altitude par l'ouest du pays a généré une activité orageuse localement marquée ce mardi 6 mars.

Dépression au large des côtes charentaises, le 6 mars 2018.


Plus de 1000 éclairs en quelques heures

Les premières cellules orageuses ont été observées en fin de matinée dans le Golfe de Gascogne. Elles ont rapidement progressé vers le nord de la Gironde et la Charente-Maritime, pour concerner notamment les secteurs de Montalivet, Arces ou encore La Tremblade. Ces orages ont ensuite gagné la Charente et la Vienne en milieu de journée, tandis que d'autres cellules orageuses, bien actives, se développaient sur les Pyrénées-Atlantiques.

Ces orages de masse d'air froid se sont ensuite sensiblement activés en fin d'après-midi sur l'Occitanie, d'une part entre Castres et l'ouest de Millau, et d'autre part entre Pyrénées-Orientales, Aude et Hérault. Un imposant en arcus a été observé sur le département de l'Hérault, tandis qu'une structure de type supercellulaire productrice de fortes chutes de grêle balayait le sud de l'Aude et l'est des Pyrénées-Orientales.

Enfin, en soirée, les orages ont concerné la vallée du Rhône, depuis Marseille jusqu'à Mâcon, en produisant localement de fortes pluies et des chutes de grêle.

Au total, ce sont plus de 1000 éclairs qui ont été détectés en quelques heures sur la France. Le département des Pyrénées-Orientales a été le plus concerné par cette activité orageuse, avec près de 20% des éclairs de la journée concentrés sur ce seul secteur :

 
 

Des grêlons de plus de 3 cm localement

Cet épisode orageux, classique pour le début du printemps météorologique, se distingue néanmoins par la sévérité des chutes de grêle observées sur le département des Pyrénées-Orientales. Il est en effet peu fréquent que des grêlons de diamètre supérieur à 2 cm soit observés en première quinzaine de mars sur la France. C'est toutefois bien ce qui s'est produit en fin d'après-midi sur la commune de Thuir et ses environs, au passage d'un orage très actif, de nature supercellulaire.

Photo : L'Indépendant.
 
 La cellule orageuse a été photographiée par Eric Plouvin  :