Le 22 août 1903, de nombreux orages éclatent sur la France. Dans la Gironde, les vignobles sont ravagés. A Marmande (Lot-et-Garonne), un déluge de grêle s'abat sur la ville et sur les environs. Localement, la couche de grêle atteint plusieurs dizaines de centimètres.

L'orage de grêle de Marmande

A Marmande et dans les environs, la grêle s'abat durablement, jusqu'à provoquer des épaisseurs inédites en certains points de la ville. Dans les rues étroites du centre historique (rue des Adouberies par exemple), certaines accumulations dépassent 30 à 40 centimètres d'épaisseur. Sur les nouveaux boulevards de ceinture, l'épaisseur est également très impressionnante et les véhicules peinent à s'engager sur la chaussée.

En ville, les arbres présentent un aspect lamentable; dans la campagne, les vignobles et les cultures de tabac sont détruites.

Galerie photographique

 
                
                       

Contexte météorologique du 22 août 1903

Un vaste thalweg s'étire de l'Atlantique Nord jusqu'au sud du Portugal. Il pilote un important flux de sud-ouest qui intéresse la péninsule ibérique, la France puis l'Europe centrale. La masse d'air associée est particulièrement chaude sur l'est de l'Espagne et les Iles Baléares.

A l'avant du thalweg, de l'air chaud et instable remonte d'Espagne et gagne essentiellement le sud de la France. Cette situation est propice à des dégradations orageuses estivales classiques, pouvant générer localement d'intenses précipitations, des chutes de grêle ou de fortes rafales de vent.

A Toulouse, la température maximale atteint 29,6°C*, alors qu'elle n'excède pas 17,6°C à Paris* (parc Saint-Maur).

 
 
 
 

Coupure de presse


Le Journal des débats politiques et littéraires du 25 août 1903 consacre un article sur les orages, en particulier celui qui a ravagé le secteur de Marmande:

De tous les points de la France, on signale de violents orages. Les vignobles de la Gironde ont été ravagés.

En certains endroits les vignes sont complètement hachées. Les télégrammes arrivés de Marmande annoncent que dans la contrée, la grêle a détruit les vignes et les plants de tabac.

On a ramassé des grêlons de la grosseur d'un œuf de poule. Les pertes sont considérables.

Sources

Les données suivies d'un astérisque proviennent du Bureau Central Météorologique.