Définition des indicateurs de dommages dédiés au continent européen

Publication

  • Auteur(s) : Pierre MAHIEU, Emmanuel WESOLEK (Keraunos)
  • Date : mars 2016

Introduction

La publication s’ouvre sur un propos introductif, qui explicite les caractéristiques de l’échelle EF – déployée en 2007 aux Etats-Unis – et précise ce qui la distingue des autres échelles d’intensité des tornades, l’échelle de Fujita (1971) et l’échelle de Torro (1975). Ceci permet de mieux comprendre le choix fait par Keraunos en 2009 d’utiliser cette échelle comme référence pour le recensement des tornades françaises : un choix original en regard de ce qui a été observé ailleurs en Europe, et notamment au sein de l’ESSL (European Severe Storm Laboratory), où l’usage exclusif des échelles F et T est resté la norme jusqu’à ce jour.

La publication détaille ensuite la méthodologie utilisée par les deux auteurs de l’étude afin de garantir une bonne adaptation de l’échelle EF sur le continent européen. Ces travaux, précurseurs en Europe et appuyés sur l’analyse de plusieurs centaines de cas de tornades, ont permis d’identifier 24 indicateurs de dommages spécifiques à l'Europe, qui s’ajoutent aux 28 indicateurs déjà définis par les Américains. Ceci permet de s’affranchir des incertitudes liées aux échelles F et T, et de déterminer ainsi avec précision l’intensité des tornades sur notre continent. Cette approche permet en outre de mettre en cohérence l’analyse des tornades en Europe avec celle effectuée aux Etats-Unis et au Canada.

La publication détaille enfin chacun des 24 nouveaux indicateurs de dommages, pour en assurer un usage précis et aisé sur le terrain. Chacun d’eux fait l’objet d’une fiche, qui précise la définition de l’indicateur, les différents degrés de dommages associés, les conseils d’usage recommandés et enfin quelques photographies de dégâts types, issus de cas de tornades survenus dans divers pays d’Europe. Ces travaux, présentés dans une version initiale en 2011 lors de la 6ème Conférence Européenne sur les Orages Violents, ont depuis été réutilisés en partie par les services météorologiques du Canada en 2013, puis présentés dans divers colloques et notamment lors des séminaires Keraunos.

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