Apports et limites du modèle WRF à haute résolution en situation convective extrême

Publication

  • Auteur(s) : David DUMAS (Keraunos)
  • Date : novembre 2010

Introduction

Le 11 mai 2009, un épisode orageux intense a balayé une moitié ouest de la France. Le développement simultané, en fin d’après-midi, de plusieurs supercellules rend l’épisode remarquable. Ce sont en effet pas moins de six orages supercellulaires simultanés (sept au total) qui ont coexisté le long d’une ligne de convergence des vents entre l’Aquitaine et la région Poitou-Charentes. Ces orages ont occasionné des chutes de grêle et des rafales de vent dévastatrices.

En 2009, l’Observatoire ne disposait pas de modèle de prévision à haute résolution. C’est justement pour affiner la prévision des phénomènes de méso-échelle qu’une version dédiée à la prévision convective du modèle WRF en résolution 8km a été développée, avec la précieuse contribution de meteorologic.net. Le déploiement de cet outil de prévision a permis de procéder à une prévision a posteriori de la situation du 11 mai 2009, sur une résolution encore plus fine de 4 km.
 
Le présent rapport, après avoir brossé les différents mécanismes de formation d’un orage supercellulaire, s’attachera à établir un comparatif entre un modèle classique (GFS 0,5°) et un modèle haute résolution (WRF 4km). Ainsi, l’apport du modèle à haute résolution en situation convective extrême pourra faire l’objet d’une première évaluation.
Il va de soi qu’il n’est pas ici question de juger de la performance générale du modèle WRF. Il serait pour cela nécessaire d’étudier un nombre très important de situations convectives, de les comparer les unes aux autres afin de pouvoir dresser un bilan statistique.

Téléchargement

L'étude peut être consultée dans son intégralité 
en cliquant sur le PDF